Le leggende

Credenze e superstizioni costituiscono una parte importante del patrimonio e delle tradizioni corse, lasciate che le vi sorprendere….

La Corse, île mystérieuse…

Beaucoup de corses sont superstitieux, et pour cause : depuis des siècles, mythes et croyances baignent le quotidien des habitants de l’île. Au cours des traditionnelles veillées, les anciens racontaient des histoires  de sorcières, de lutins, de diable… Mêlant étrange et merveilleux mais aussi des récits véridiques concernant des bandits d’honneur, des invasions, des rivalités familiales,…La tradition orale a permis que les contes et légendes qui font partie intégrante de la culture corse, soient transmis de génération en génération.

A travers ces différentes légendes, qui confondent réalité et imaginaire, c’est l’âme corse qui ressort…

La légende de la Calcagnetta

Il y a très longtemps, la mer en furie, porta vers les côtes de Padulella, trois barques à voiles blanches. Un berger qui gardait son troupeau près de là, s’approcha et après une longue attente, aperçut à l’intérieur des embarcations, des bestioles ayant la forme de grosses fourmis blanches et rouges de la taille d’un cabri.

Ayant raconté les faits à ses proches, la nouvelle se propagea dans les hameaux de la vallée montagneuse du Murianincu et, le lendemain à l’aube, les hommes de Reghjetu, Cioti, Serra, Serrale, Tribbiolu, Piazze, Coccula se précipitèrent vers l’endroit indiqué par le berger.

Mais les barques avaient disparu. Ces hommes aux cheveux blonds et aux yeux gris étaient des géants. Ils cherchèrent longtemps et trouvèrent enfin, près de l’embouchure du Bucatoghju, éparpillées le long de la rivière, les grosses fourmis. Ils s’aperçurent qu’elles avaient un visage humain et qu’elles étaient gardées par trois hommes noirs armés jusqu’aux dents, à qui les hommes du Murianincu offrirent du fromage et du lait. Un pacte fut conclu entre les deux groupes. Les jeunes pouvaient épouser les naines sauf la plus belle « Bellafiora » qui était leur reine.

Et ainsi furent célébrés ces mariages et ce ne furent que chants, bals et musiques jusqu’au jour où un homme de Coccula éperdument amoureux de « Bellafiora », l’enleva en la ligotant sur un cheval. Arrivé en un lieu appelé « Malanotte » (nuit maudite) et avant de franchir la rivière, le cheval trébucha et se noya dans un trou d’eau en même temps que « Bellafiora » qui eut le temps de crier avant de sombrer : « qu’ils soient maudits ! »

Aussitôt, un brouillard épais couvrit les pentes de la pieve de Moriani et quand le jour se leva, la malédiction commença.

Le jeune homme entreprenant et son père expirèrent, pris d’un mal foudroyant qui les atteignit au talon. Le même mal toucha tous les hommes et les hommes seuls, terrassés par cette maladie qui parce qu’elle naissait dans le talon fut appelée « A Calcagnetta ».

On vit alors des maisons vides, des êtres à l’abandon, des cadavres dévorés par les corbeaux. Les malades péniblement se traînèrent jusqu’à la pointe qui domine la vallée où se trouve aujourd’hui la chapelle de San Mamilianu, et sur la place où était creusée une fosse commune « l’arca », ils attendaient la mort. Quand d’autres malades arrivaient, ils poussaient les moribonds et prenaient leur place. Et ainsi de suite… Ainsi disparurent tous les hommes du Murianincu.
« Ces hommes géants taillés pour le travail et pour la guerre !… ».

D’après Prete Carlotti dettu « Martinu Appinzapalu »

Récemment en voulant égaliser la place devant la chapelle, la municipalité de San Ghjuvanni fit creuser une tranchée pour construire un mur. Qu’elle ne fut pas sa surprise de découvrir une succession de fosses bourrées de crânes et de divers ossements humains. Un anthropologue de la région de Bastia, en mesurant les tibias, en conclut que les squelettes appartenaient à des hommes mesurant entre 1.72 et 1.78m, soit des géants pour cette époque.

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L’œil de Sainte Lucie

Il s’agit de l’opercule d’un coquillage que l’on peut ramasser sur certaines plages après une grosse tempête.
La taille des opercules peut varier de 2 mm à 3 cm.

C’est au IVème siècle que naquit la légende de Ste Lucie : une jeune fille de la noblesse Syracuse qui obtint la guérison miraculeuse de sa mère atteinte d’une maladie incurable à force de prières répétées à la Vierge Marie.

Vouant un culte et une dévotion sans limites à cette dernière, elle s’arracha les yeux et les jeta à la mer pour ne pas être détournée de sa foi et éloigner ses prétendants.Toute entière tournée vers la prière, elle réalisa bon nombre de miracles. En réponse à cette dévotion, la Sainte Vierge lui rendit la vue et lui donna des yeux plus beaux et plus lumineux (« Ochji belli e lucenti »).

L’opercule du coquillage nommé le « Turbo Rugueux » que l’on trouve sur les rivages méditerranéens symbolise les yeux de Ste Lucie. En porter un, éloigne, dit-on, le mauvais œil et favorise la chance.
Il est à noter que l’on retrouve des variantes de ce symbolisme dans tout le bassin Méditerranéen et au-delà (notamment en Indonésie).

En Corse « l’œil de Sainte Lucie » est considéré comme un porte-bonheur.

Rivage Costa Verde

Le Drapeau Corse, A Bandera Corsa

Personne ne peut donner avec exactitude la véritable origine de la tête de maure. Plusieurs légendes persistent :

Un serviteur maure complotait contre le roi d’Aragon. Un corse déjoua le complot en apportant sur un drap blanc la tête du maure. Le roi d’Aragon, reconnaissant, lui dit alors « ce drap sera désormais le drapeau de ton pays ».

Lors des invasions sarrasines, les corses empalaient la tête des maures gradés, reconnaissables à leur bandeau blanc autour du front. Brandissant leurs trophées lors des batailles, les corses prenaient le dessus psychologique sur leurs assaillants.

Historiquement certaines choses sont sures, ainsi on sait que la tête de maure dont le bandeau recouvrait les yeux, est d’origine Aragonaise, sa relation avec les armoiries de la Corse remonte à 1297 lorsque le pape Boniface VIII donna la gestion de la Corse et de la Sardaigne au roi d’Aragon. Aragon ne régna pas sur la Corse mais il donna ses armoiries à la Sardaigne (croix rouge entourée de 4 têtes de maure sur fond blanc).

En 1736 lorsque Théodore de Neuhoff devint roi corse, il adopta la tête de maure dans son blason, à cette époque la tête était tournée vers la droite.

En 1745 lorsque Ghjuvan Petru Gaffori  se lança à l’assaut de la citadelle de Bastia assiégée par les génois, il adopta ce drapeau. Il fit relever le bandeau car « la Corse a ouvert les yeux ».

En 1760 Pasquale Paoli officialise le choix de Gaffori. Il fit supprimer les bijoux sur la tête de maure et la fit tourner vers la gauche. En 1762 la Cunsulta di Corti adopte la tête de maure dans les armes de la Corse.

Drapeau Corse _A bandera

I Mazzeri

Le Mazzeru est un sorcier qui prédit la mort d’un être humain en tuant pendant ses rêves la première bête sauvage qu’il croise. Une fois que l’animal est mort, il le retourne sur le dos et voit alors apparaître le visage de la personne de son entourage qui va mourir prochainement. Sa durée de vie ne pourra pas dépasser un an.

Le Mazzeru n’est pas considéré comme un être méchant mais plutôt étrange et mystérieux puisqu’il tue contre sa volonté.

 mazzeri

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